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Tous en grève le 12 février

Les rythmes Scolaires:

C’est NON !

Ni pour 2013 ! Ni pour 2014 ! 

Aujourd’hui, c’est comme ça :

Quatre journées de 6 heures  et 2 heures par ci et 1 heure par là… Sans pauses….Aide personnalisée le soir, le matin ou à midi… Moins de Rased ou pas du tout… Lourdeur des suivis spécialisés (MDPH)… Pas d’orientations possibles après  suivis ou presque… Médecins scolaires surchargés peu disponibles…Paperasses (PPRE, Projets, projets, projets….) Informatisation, fichage, contrôle, panne, perte de temps, stress (Base élèves, Maestro, circonscript). Programmes alourdis, difficiles, voire insignifiants… Animations, pédagogiques, lourdes, voire insignifiantes… Injonctions, pressions,  mépris… Dévalorisation salariale et dévalorisation tout court…. Fatigue, fatigue, fatigue….

Alors ? Trop fatigués pour se fâcher ?

Non, nous sommes très en colère contre des réformes surmédiatisées qui ne changeront rien du tout  puisque rien n’a été remis en cause. Les réformes empireront les choses et ceci pour encore plus de profs puisque parait-il, bientôt, nous  serons 60 000 de plus…

Ce qui  changera si nous nous laissons faire :

Les horaires de la semaine ou pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

5h30 maxi sur quatre jours + 3h30 maxi un matin donc 25 heures 30 et tout cela pour une semaine de 24 heures d’enseignements … et c’est vrai… En fait, l’heure et demie de trop est à organiser « librement », au sein des écoles, des communes et des circonscriptions.  Le  rythme scolaire du futur s’organise localement. Une école, voire une commune ou même une circonscription pourra ouvrir 4 journées pendant 5heures 15 et une demi-journée pendant 3heures (soit 24 heures) quand une autre aurait une semaine de deux journées de 5h30, deux journées  de 5h00 et une matinée de 3heures (soit 24 heures) ou encore 3 journées de 5heures 30, une journée de 4heures et une demi-journée de 3heures 30…. L’important c’est que cela fasse 24 heures. Le décret Peillon libéralise le rythme scolaire.  Les acteurs locaux seront libres d’instaurer de multiples expérimentations.Ils décideront de nos horaires de travail...Et si vraiment vous êtes malchanceux, votre compagnon ou votre compagne instit lui aussi, travaillera le samedi dans une commune ayant obtenu une dérogation alors que vous, vous aurez classe le mercredi.

Nos journées de travail :

L’école finira plus tôt : beaucoup plus tôt, à 15h30 ou à 16h00, voire même à16h30 s’il est décidé d’instaurer de longues  pauses le midi, pauses durant lesquelles vous pourrez faire votre heure de soutien hebdomadaire (36 heures d’activités pédagogiques complémentaires) . Le reste de la journée, les enfants le passeront à la garderie ou… avec vous qui ne supporterez plus de les voir enfermés dans des salles trop pleines car on aura assoupli les conditions d’accueil en garderie. Vous les emmènerez faire du sport ou de la poterie… Dans le fond, les gosses, vous les aimez bien. En plus, comme  votre mission d’enseignant sera totalement intégrée au Projet Éducatif Territorial, le maire ou le président de la Communauté de Commune qui sera le grand acteur du PEDT vous demandera de  faire un petit effort ( Il pourra financer vos sorties en échange) et puis, votre IEN aussi, dira qu’après tout c’est bien d’ occuper, les gosses.

Le soir, le mercredi, le samedi, le dimanche :

Toujours 108 heures de temps annualisé… Là, pas de changements… A part que les 24 heures de soutien en moins, vous les passerez le soir, en réunion… Oui, un PEDT, un projet éducatif territorial, ça prend du temps, ça s’organise…. En plus, les attributions du conseil d’école vont changer (Ça, c’est le prochain décret) et votre voix y  comptera peu ( après tout, vous êtes instit). Vous y parlerez peu, aux réunions. On vous dira ce qu’il faut faire et vous attendrez la fin en pensant à autre chose, à quelque chose de chouette et puis là, vous vous rappellerez qu’il ne faudra pas oublier la vingtième animation péda de votre carrière sur le socle commun qui aura lieu mercredi de 14 à 17heures. En plus comme le centre de loisirs sera  en grève, parce que les animateurs en auront « marre d’être surchargés de travail et hyper mal payés », il vous faudra trouver une solution pour garder vos gosses. Enfin, bon, heureusement, samedi, dimanche, ce sera prépa… Corrections…

Mais pourquoi tout  ça ?  A quoi ça sert ?

La complexité du dispositif  et l’austérité budgétaire (État et communes) font que  les critères organisationnels et financiers seront  pris en compte prioritairement dans la mise en place du rythme des écoles. Les enfants et leurs rythmes d’enfants, aux oubliettes… La libéralisation du   temps scolaire est un leurre pédagogique.  La réduction de la journée scolaire qui implique une augmentation du temps périscolaire accentuera les disparités entre  les écoles  car l’accueil éducatif ne pourra pas être le même partout. Certains enfants  auront droit aux sports, à la musique   pendant que d’autres seront contraints à un service de garde minimum.

Ces heures  périscolaires supplémentaires et éducatives, qui les paiera ?

Les parents, les impôts locaux, des sponsors…

 

 

 

Nous n’acceptons  pas l’inégalité de traitement de nosélèves.

Nous n’acceptons pas que  la territorialisation de l’École s’accentue.

Nous défendons une école

  égalitaire et gratuite. 

est dans tout cela,

lÉcole dont nous avons envie ?

 Il est temps de s’inviter dans le débat :

  Il est temps de proposer  et de se  faire entendre .

 Télécharger le tract

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Published in- Primaire- SUD Education 91