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Appel à la grève de toute l’éducation, jeudi 28 mars 2013

Après l’importante grève du 12 février, nous constatons que le ministère ne répond pas aux revendications claires que nous lui avons portées :
Pour une amélioration des conditions de travail et de rémunération
Pour l’abandon du projet de loi d’orientation sur l’école
Pour l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires.

Le gouvernement ne rompt pas avec les politiques précédentes.
Le discours n’est certes pas le même, au lieu de suppressions massives de postes il y a des créations,la loi
énonce plusieurs intentions positives ; cependant, au-delà des mots et de quelques corrections bienvenues, il
y a une grande continuité dans volonté d’adapter l’école à l’économie néolibérale (économies budgétaires,
soumission au marché, rentabilité…)
Peillon affirme ainsi : « L’éducation nationale est capable de changer le contenu de ses diplômes et de ses
formations pour répondre rapidement aux besoins de l’économie et des entreprises».
Le projet de loi d’orientation ne répond pas aux besoins de l’école publique.
Pire encore, certains projets accentuent la dégradation du service public. La programmation budgétaire(qui
n’a pas force de loi, et qui sera donc soumise aux  aléas de la conjoncture économique) est très insuffisante,
elle ne permettra pas de recréer les 80 000 postes  supprimés ces dernières années, alors qu’il en manquait
déjà avant. Il n’y aura par exemple réellement pourl’an prochain que 6700 équivalents-temps-plein supplé-mentaires, une fois enlevés les remplacements de départs en retraite. Les mesures de carte scolaire etles do-tations horaires pour la rentrée 2013 nous le confirment. Les effectifs des classes ne diminuent pas.
Les salaires ne sont pas augmentés, les conditions  de vie et de travail continuent de se détériorer pour les
élèves et les personnels.
Pour nous, il faut partir des besoins, et par exemple
poser des seuils nationaux d’effectifs-classe et dedé-doublement partout où c’est nécessaire.
Même là où des avancées semblent annoncées, c’est
loin de ce qui est nécessaire et avec des contreparties
négatives. Par exemple, pour les enfants de 2 ans,  le
droit à l’accueil pour tou-te-s n’est pas affirmé ;
comme pour le dispositif « plus de maîtres que de
classes », cela représente des créations de postes  ex-trêmement réduites quantitativement (quelques classes
par département). De plus, ces propositions sont sou-mises à tout un protocole de contrats, d’évaluations et
ne sont donc pas généralisables. Les RASED sont une
fois de plus laissés de côté, etc.

Lire l’appel

Published in- SUD Education 91