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Appel des enseignants du premier degré d’Étampes et des communes alentours

A Etampes, où la grève du 14 novembre s’annonce suivie – ÉCOLES FERMÉES À ÉTAMPES, MÉRÉVILLE, PUSSAY, PRESQUE FERMÉE À ANGERVILLE, ÉCOLES FERMÉES DANS LES VILLAGES – un collectif d’enseignants de la circonscription, non syndiqués et syndiqués s’est réuni jeudi dernier.
Il a été décidé d’envoyer  au président de la communauté de commune et à l’ensemble des mairies un courrier-pétition signé des professeurs des écoles et des instituteurs de la circonscription dans lequel il est demandé aux communes de pas appliquer le décret « Rythmes scolaires ». Une commune du secteur a déjà pris officiellement position en ce sens (Chalo-Saint-Mars)
Sud Education 91 soutient  les enseignants signataires, approuve et revendique les positions prises par le collectif étampois.

Sud Education 91 demande à tous les enseignants de signer ce texte :

LETTRE – PETITION  (téléchargez l’appel : LETTRE PETITION)

A l’attention de Monsieur Tassin, Président de la communauté de communes

De Monsieur Marlin, Député Maire
De Mesdames et Messieurs les Maires de la communauté de communes de l’Etampois

Le 12 février 2013, plus de 80% des enseignants de la ville d’Etampes et des communes limitrophes étaient en grève pour demander l’abandon du décret portant sur la mise en place des rythmes scolaires. A cette occasion, Monsieur Marlin avait exprimé à l’ensemble de la communauté éducative son inquiétude et avait fait adopter le report de cette mesure, répondant ainsi favorablement à la demande des enseignants, report qui s’est élargi dans toute la communauté de communes.
Ce jeudi 14 novembre 2013, la quasi unanimité des enseignants du Sud Essonne exprime à nouveau son opposition à l’application du décret sur les rythmes scolaires par cette lettre et par la grève très suivie appelée par les organisations syndicales enseignantes et territoriales CGT éducation, Snudi FO, SUD EDUCATION…
En effet, la mise en place du décret des rythmes scolaires est lourde de menaces de territorialisation de l’école et porte atteinte à la notion d’égalité entre les territoires de la République.
Le décret sur les rythmes scolaires est générateur d’injustices et d’inégalités territoriales. Il rompt le pacte républicain. En effet, chaque élève aura des conditions d’accueil et d’enseignement différentes selon sa ville, son quartier, son école.
Les premiers retours sur l’application de cette réforme, dans la minorité des villes l’ayant mise en place à la rentrée 2013, montrent les effets néfastes de celle-ci. Les enfants sont fatigués, désorientés. Une confusion entre les apprentissages scolaires et les activités périscolaires s’installe et les enfants perdent leurs repères. Les directeurs et les enseignants sont souvent découragés par ces évolutions où l’école de la République est dévalorisée et discréditée. Les parents sont légitimement inquiets devant la multiplicité des intervenants et les activités périscolaires payantes.
De plus, dans de nombreuses villes, l’application du décret sur les rythmes scolaires a contribué à dégrader les conditions de travail des personnels qui œuvrent aux côtés des enfants : enseignants, animateurs, agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles, agents d’entretien… et a souvent entraîné des rapports tendus avec les mairies.
Pour nombre de communes l’équation budgétaire est impossible : comment financer ? Nous nous demandons comment une réforme d’une telle ampleur a pu être lancée sans même qu’ ait été pensé au préalable son financement.
C’est parce que nous sommes particulièrement attachés aux rapports de confiance et de respect qui sont solidement noués entre les mairies et les enseignants que nous vous adressons cette lettre.
C’est aussi parce que nous sommes particulièrement attachés au caractère national, laïc et égalitaire de l’école publique que nous estimons qu’il n’y a pas d’aménagement ni d’arrangement possible du projet éducatif territorial.
Ce mode de fonctionnement porte en germe l’éclatement de l’école républicaine en instaurant une école à plusieurs vitesses.
Nous vous demandons de ne pas appliquer le décret sur les rythmes scolaires au niveau de la communauté de communes en attendant son abrogation au niveau national.
Recevez, Mesdames et Messieurs les maires, l’assurance de notre considération.
Les enseignants de la communauté de communes de l’Étampois.
Published in- Primaire- SUD Education 91