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Contre l’austérité et la répression, pour le service public et le droit à l’éducation – Pour un réveil des luttes !

La fédération SUD Education soutient toutes les mobilisations qui prennent naissance contre les politiques d’austérité, contre la répression généralisée, pour le service public et les droits des salarié-e-s, pour des moyens pour un service public d’éducation égalitaire et émancipateur. Elle appelle à les développer et à les généraliser pour changer les rapports des forces.

Après une trop longue période de grande atonie du mouvement social, ce mois de novembre voit se dessiner une multiplicité de mobilisations qui peuvent marquer un réveil des luttes. Il est temps !

Déjà ces derniers jours, les lycéen-n-e-s et les étudiant-e-s se sont mobilisé-e-s en réaction à la mort de Rémi Fraisse, tué par un jet de grenade de la Gendarmerie. Ce drame n’est pas un accident, il est le résultat de plusieurs mois de violences policières croissantes envers les opposant-e-s au bar-rage du Testet pour imposer un projet inutile.

La répression à laquelle ils et elles ont fait face n’est pas isolée : le gouvernement crée un climat de violences et de criminalisation des mouvements sociaux pour dissuader toute mobilisation. C’est d’ailleurs une nouvelle escalade dans la répression qu’a choisi le pouvoir face aux mobilisations naissantes de la jeunesse : armada policière et intimidations des manifestant-e-s, interdictions d’assemblées générales et fermetures administratives d’universités pour empêcher les étudiant-e-s de s’organiser et d’agir…

Les 20 et 22 novembre ont été des moments de mobilisations importants contre les violences et l’impunité policières, en soutien aux condamné-e-s et inculpé e s suites aux mobilisations, pour le droit de circuler, de s’exprimer et de manifester. À Paris, à Nantes, à Toulouse et dans d’autres villes des milliers de personnes se sont rassemblés. Les débordements annoncés n’ont pas eu lieu. D’ailleurs, ne soyons pas dupe, plus que les bris de glace, c’est l’amplification du mouvement que craint le gouvernement et ses troupes libérales. Sud éducation appelle à participer aux prochaines manifestations.

Sud Education appelle à la généralisation de cette contestation sociale, avant tout dans les universités.

Sud Education se solidarise de l’appel à la grève lancé par les étudiants de Toulouse.

Sud Education soutient la réunion nationale des collectifs de précaires de l’enseignement supérieur et la recherche (6 – 7 décembre).

Sud Education appelle à la journée de mobilisation dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche du 11 décembre lancé par l’Inter Syndicale nationale de l’ESR.

Par ailleurs, le 6 décembre aura lieu une manifestation nationale contre la précarité et le chômage à l’initiative des associations et syndicats en première ligne.

L’austérité et la répression sont les deux faces d’une même politique antisociale et de plus en plus autoritaire. Nous n’en sommes qu’aux premiers pas dans les projets de l’Union Européenne, du MEDEF et des gouvernements dans la destruction générale des droits sociaux, du droit du travail et des solidarités.

Les mobilisations contredisent l’idée qu’il n’y a pas d’alternative aux régressions sociales sans fin ; le gouvernement veut à tout prix les faire cesser, par la force si c’est nécessaire.

Il est temps de réagir, de construire des mobilisations d’ampleur. Multiplions les AG dans les universités, les établissements, dans les écoles, à la campagne, dans les villes et les départements (pourquoi?), construisons les mobilisations pour inverser le cours des choses ! Ils ne s’arrêteront que là où nous les arrêterons.

 

 

Published in- Communiqué- SUD Education 91- Supérieur- Université Paris Sud