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Refusons les économies faites sur notre dos

Refusons les économies faites sur le dos
des personnels et des étudiants !
 
Par un simple courrier en juillet, envoyé sans discussion ni concertation, le nouveau président de Paris Sud nous annonçait en juillet toute une série d’économies sur le dos des étudiants et des personnels, parfois surréalistes comme par exemple d’effectuer des enseignements bénévolement.
 
L’obsession de l’économie
La pression à l’économie tourne à l’obsession depuis la rentrée dans la plupart des composantes, avec des conséquences parfois dramatiques :
–           Non renouvellement des contrats des personnels précaires,
–           Surcharge de groupes de TD,
–           Fermeture d’UE,
–           Suppression d’options ou d’aides personnalisées,
–           Annulation de Congés pour Recherche et Conversion Thématique (CRCT),
–           Etc
Le prétexte est d’éviter que notre université présente pour la seconde année un bilan négatif au risque de se retrouver mise sous tutelle. Notons de prime abord qu’il n’y a plus de risque de mise sous tutelle comme l’a répété plusieurs fois la nouvelle ministre.
 
Aucune réelle information sur le déficit
Mais dans la lettre du président, aucune évaluation précise du déficit (existe-t-il réellement ?) n’était donnée ; et à ce jour, soit plus de deux mois après, aucune nouvelle information n’a été transmise aux personnels de l’université. Par contre, les mesures d’économie sont en place !
Qu’attend l’équipe présidentielle pour enfin nous donner les chiffres exacts ?
 
Et les dépenses inutiles ou élitistes ?
Que la présidence nous donne aussi  l’intégralité des sommes dépensées :
–         en Primes d’Excellence et autres gratifications réservées à une élite,
–         auprès des entreprises privées pour créer la nouvelle charte graphique par exemple, 
–         auprès de Bureaux d’études pour les prévisions de déménagements pour le Campus Saclay.
 
Les conséquences prévisibles de choix politiques
Notre Université connaît la même situation que la grande majorité des universités françaises, conséquence d’une même évolution : l’autonomie des universités à la mode libérale. 
Ce n’est pas aux personnels et étudiants de payer les conséquences de ce choix qui a provoqué en toute connaissance de cause la situation de fragilité économique de l’université française.
 La seule réponse face aux difficultés financières rencontrées par les universités serait d’abroger la LRU et de revenir sur les Responsabilités et Compétences Elargies (RCE). C’est-à-dire doter enfin les universités d’un budget satisfaisant les dépenses de personnels, de fonctionnement et d’équipement à la hauteur de leurs besoins pour pouvoir mener à bien leur mission de service public.
 
Le « changement maintenant » à l’Université…
ne passe pas par Hollande et Fioraso
Le changement de gouvernement a suscité un espoir pour certains, mais les premières annonces de la ministre ont vite clarifié les choses. Pas d’abrogation de la LRU, pas de remise en cause des -EX et autres délires au nom de « l’Excellence », pas de résorption massive de la précarité dans l’ES&R.
Au lieu de ça, des aménagements à la marge et des Assises de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, avec des thèmes déjà choisis par le gouvernement, qui font furieusement penser à des états généraux pas si lointains… Devons-nous participer à ce qui ressemble à une nouvelle pseudo-consultation mascarade ?
Pour nous, le véritable changement ne passera pas par des consultations aux sommets, mais par un rapport de force construit par les salariés et étudiants des universités.
 
SUD EDUCATION et SUD RECHERCHE-EPST
 
Pour nous contacter :
 
Par mail :        sud.syndicat@u-psud.fr
 
Par téléphone :
Cécile (élue au Comité Technique) : 01 69 15 49 40
Hervé (suppléant au Comité Technique) : 06 72 89 46 64
Benoit (représentant au CHSCT) : 06 21 52 64 07
Olivier (suppléant au CHSCT) : 01 69 15 52 62
Published in- Université Paris Sud